Tourisme à Toulouse en Occitanie. Gorille en Espadrilles, le carnet de voyage.

Toulouse, l’Occitanie en rose

Le grand retour

L’été bat son plein. Du haut de l’autoroute A20, nous traversons le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et voilà que l’on crie de toutes nos forces notre bonheur de redescendre dans le Sud de la France ! Une nouvelle vie nous attend, la belle inconnue : Toulouse.

Montastruc la Conseillère

Non loin du Tarn, je passe devant la ligne de chemin de fer qui mène à Toulouse. Ici, c’est la campagne, pourtant Montastruc la Conseillère est un petit village charmant aux portes de Toulouse où il fait bon vivre. En face de moi, un sentier de randonnée, je m’élance. A toute allure, je sprint sur ce petit chemin de terre qui traverse monts et vallées au milieu de cette belle campagne environnante. L’été bat son plein, le soleil brûle les champs et revêt cette petite couleur or qui prendra bientôt tout son éclat l’automne venu. Les maisons ont aussi ce joli teint. Je reprends une route de campagne qui remonte à pic. Des arbres imposants tout alignés longent la petite départementale. Au loin, derrière la ligne d’horizon, j’imagine Toulouse, ma future ville.

carnet de voyage

Un début toulousain

Nous arrivons dans cette nouvelle ville et nous traînons notre bébé dans ce chaos total à la recherche d’un logement. En attendant, nous passons quelques nuits à droite, à gauche, au nord, à l’est, à l’ouest. Finalement, notre choix s’arrête sur un petit appartement au 1er étage d’un vieil immeuble. Parquet ancien qui grince, hauts plafonds, balcon qui donne sur jardins intérieurs. Malgré ses nombreux défauts, malgré le bruit du voisinage, malgré le bruit de la route, ce logement a du cachet et je m’y sens bien.
C’est donc coincé entre une voisine qui se prend pour une étoile montante de la soul et qui répète ses vocalises à longueur de journée et un voisin fêtard à ses heures perdues et barman le reste du temps, qu’on démarre notre nouvelle vie.

pays cathareblog photo

Toulouse, la vie en rose

pays cathareblog photographie

Ce samedi matin, nous profitons du calme des rues pavées de la vieille ville pour déambuler tout en douceur et faire quelques emplettes. A Toulouse, les boutiques sont disséminées un peu dans toute la ville. Alors à chaque coin de rue, c’est une invitation à la balade. Chaque nouvelle sortie est un prétexte pour découvrir de nouveaux recoins, pour partir à la rencontre de ces artistes qui ont planqués leur magasin un peu à l’écart. C’est aussi l’occasion de goûter à la vie de quartier. Ce tissu local qui s’est développé dans chaque recoin de la ville me fait penser à ce que l’on peut retrouver dans certains quartiers de la capitale.

blog de voyage
occitaniephoto

Parfois, on se surprend à se perdre dans des quartiers un peu plus résidentiels, plus huppés. Le Busca en est un exemple typique. Quartier très calme, de grandes maisons sur plusieurs niveaux, à toits pentus se succèdent. La végétation y est très présente et on imagine bien le type de jardin qui peut se trouver derrière. Végétation luxuriante sans nul doute quand l’on entend les nombreux oiseaux qui se disputent le son de cette douce mélodie. C’est en remontant vers le quartier St Etienne que l’on découvre une multitude de petites galeries d’artistes et qu’un nouveau monde se découvre encore.

toulouse

Toulouse, à l’heure du marché

Direction le marché de St Aubin près de chez nous. L’église du quartier est encerclée par des hordes de commerçants en tout genres. Plusieurs producteurs assimilés bio viennent du Gers proposer de bons produits du terroir. C’est ici même qu’on rencontre les vrais toulousains dont leur réputation n’est plus à prouver. Accueillants, souriants, avenants. Mais aussi chauvins, ils n’hésitent pas à vanter avec fierté leurs origines, leur patrimoine et leur terroir. Autour de ce très beau marché, la vie bouillonnent, les gens usent si fort de leur accent chantant que j’ai l’impression de me perdre au milieu d’un opéra géant.
Je croise ma voisine qui nous parle des AMAP, cette initiative citoyenne qui met en valeur les produits locaux souvent dans une démarche d’agriculture plus raisonnée. Ici, à Toulouse, le local est plus important que nul part ailleurs.

pays catharetourisme toulouse
tourisme occitanie

Un petit moment de culture

Je remonte un peu plus l’aiguille de ma montre et suis transporté au cœur des sables du temps dans cette magnifique basilique St Sernin. Nous voici partis pour une virée atypique dans un lieu historique qui se voit octroyé pour quelques temps des dunes pour le moins insolites.

musée toulouse
visiter toulouseblogueur voyage

Et c’est le temps qui court…

Mon temps était compté dans cette ville alors je devais accélérer. Pour sûr, je devais profiter un maximum, j’aimais cette ville et je voulais en voir encore plus. Alors je courais, sans m’arrêter. En sortant du boulot, je me retrouvais sur les hauteurs de la ville, au Pech David. Je pouvais d’ici voir encore plus loin et imaginer l’air pur de la liberté se matérialiser au-delà de cette magnifique chaîne de montagne.
Je passais à toute vitesse dans les quartiers Côte Pavée, Château de l’Hers, Guilhemery, Terrasse, Pont des Demoiselles et j’en passe. Ici même où de belles villas à peine cachées se dressaient fièrement sur certaines points panoramiques de la ville.

La Garonne au pas de course

J’augmentais mes foulées pour gravir ces quelques mètres qui me séparaient de l’observatoire. Égaré sur un des nombreux coteaux toulousains, je redescendais à toute vitesse le long de ces petites ruelles bordées de cyprès. Voilà que je m’engouffrais dans l’hyper centre après avoir traversé le canal du midi joliment arboré de platanes. Dimanche après-midi, les rues étaient presque vides, quelques étudiants déambulaient et traînaient avant la reprise des cours. J’arrivais sur les bords de Garonne et filais tout droit vers la zone EDF Bazacle. Le soleil était posé là sur le bord du fleuve et je courrais vers lui comme un écervelé. Lui se moquait de moi et me tenait en joue. Résigné, je repartais dans l’autre sens et voyais les immeubles se teindrent d’une belle couleur pêche, cette couleur que j’aime tant dans le sud, c’est sur cette note que je regagnais mon chez moi sous la douce chaleur d’une fin d’été.

tourisme occitanie
tourisme haute garonne
blogueusegaronne tourisme

Un soir

Lolo vint me voir, passage éclair le temps d’une soirée. Nous nous retrouvions à errer dans Toulouse, une visite de la ville improvisée. Nous traversions le Pont Neuf, l’Hôtel Dieu resplendissait comme jamais. La Garonne faisait miroir entres les deux rives dans une bien belle union luminescente.
Peu de temps après, nous étions assis tranquillement en terrasse à philosopher de la vie. Ce jour là, pas l’esprit à fréquenter le bruit. Alors, nous nous balancions d’endroits calme en endroits calme dans une ville pourtant qui vibrait de toute son âme.

toulouse midi Pyrénées

Un peu de fraîcheur

la dépêche du midi
Carcassonne

On vivait l’automne dans une ville rose qui avait dû être inventée en cette saison. La fin de l’automne approchait. Tel un petit oiseau pris dans une tempête de vent, je me balançais d’est en ouest, de nord au sud, et me laissais perdre dans des découvertes toujours plus surprenantes. C’est là qu’au sud est de Toulouse, je découvris une petite commune du nom de Vieille Toulouse, une ambiance villageoise, où de belles maisons en pierres se côtoyaient une lisière de forêt. A quelques mètres de là, de jolies villas se disputaient les nombreuses collines environnantes et leur point panoramique époustouflant.
A l’ouest, je découvrais des banlieues vertes plutôt charmantes. On pouvait suivre la vie se développer au fil de leurs parcours. Plaisance du Touch est l’un de ces endroits, je suivais avec entrain ces allées d’arbres sur une terre ocre où l’esprit cathare venait renforcer ce sentiment de voyage.
Plus loin, j’arrivais dans la forêt de Bouconne aux portes du Gers. Une terre sacrée, ce petit bout d’Amazonie épargné du défrichement agricole qui a remodelé le paysage ces derniers siècles.
Plein Sud, direction les Pyrénées, sur la route de Lannemezan, des champs à perte de vue, la France dite périphérique, agricole. La tristesse des routes droites sans aucune fin.

pays catharela cité de l'espace

Aux portes de l’Occitanie

Je démarrais un serveur Node.js. Derrière mon écran d’ordinateur, je m’ennuyais un peu. Du haut de cet immeuble, j’apercevais la fusée, emblème de la cité de l’espace. De l’autre côté, mon regard fixait avec beaucoup d’envie la chaîne pyrénéenne qui n’attendait que moi.
Tous ces pavés commençaient à faire mal aux pieds. Où est donc la nature ? Les températures toujours très fortes me donnaient un mal de crâne ! J’étouffais dans ce centre ville, il fallait que je retrouve un peu de fraîcheur en cet été.
Sans trop de hasard, ces rues exiguës m’emmenaient dans un lieu atypique, un jardin zen au plein cœur de la ville. La reconstitution parfaite d’un jardin japonais : la végétation, le bassin, le petit pont tout peint de rouge et les statues de pierre grisonnantes.

toulouse lautrec

Un peu en retrait, au parc du ramier à Blagnac, je découvrais une alliance parfaite entre la nature et le milieu urbain. A seulement quelques mètres du centre de la ville, je découvrais un endroit atypique calme et reposant.
Puis il suffisait toujours de suivre la Garonne qui déposait encore son limon fertile le long de son sillage. Arrêt au parc des quinze sols ou parc des confluents qui renferment des lieux anarchiques où la végétation s’épanouit à son rythme. Voici la ZAD végétale. Sur ses abords, des roseaux et des plantations en tout genres. Prêt à migrer, les oiseaux s’émerveillaient encore de ces petits bouts de nature sauvage. Mon fils quant à lui, restait fasciné par les couleurs éblouissantes de ce début d’automne.

pays cathareautour du monde
instagram

Plus tard, un dimanche après-midi pour faire gambader notre petit garçon, on a choisi les rives du lac de Flourens pour observer les prémices de ce bel automne naissant. Assis sur un banc, nous réfléchissions déjà à quitter ce petit paradis sur terre.

revel

L’Occitanie, une richesse insoupçonnée

Alors Toulouse c’est un peu près de tout, mais c’est aussi loin de tout. A 1h30 des principaux points d’intérêts des régions alentours, difficile de faire des sorties à la journée. Cependant, que d’idées pour programmer des weekends bien remplis. Alors nous sommes partis à la conquête des joyaux de l’Occitanie pour les derniers moments qu’il nous restait.
Aux confins de la Haute Garonne, nous avons découvert Revel. Une cité bouillonnante à l’heure du marché où tous les gens de la région s’arrachent chaque samedi les produits locaux du moment. De là, facile d’organiser un pique nique sur les abords du lac St Ferréol. Ce jour là, un vent violent se frayait un passage entres les pins et plongeait droit avec une vitesse fulgurante dans les profondeurs du lac.

cordes sur ciel

Nous étions presque dans le Tarn alors une petite virée s’y imposait ! Voilà que nous nous sommes retrouvé à Albi, qui abrite la fameuse cité épiscopale. Non loin, le magnifique village panoramique de Cordes sur Ciel.

albi
saint lary
perpignanvoyageur

Nous sommes aussi parti dans le département de L’Aude pour visiter la très célèbre cité de Carcassonne, cité médiévale fortifiée.
Un peu plus loin, impossible de s’arrêter en si bon chemin, nous avons continué notre route vers les Pyrénées Orientales, en direction de la méditerranée catalane et la belle endormie : Perpignan.
Sur le retour, petit détour par les Hautes Pyrénées où de nombreuses vallées sont le point de départ pour prendre un peu de hauteur. Alors pourquoi ne pas choisir Saint Lary Soulan, un esprit village typique des montagnes pyrénéenne au pied des lacs du Néouvielle ?

road trip
photos
expand_less

Messages Facebook

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *