Découverte de Chester | Angleterre - Gorille en espadrilles

Chester, ce goût prononcé !

Petite poussière s’envole dans les airs et vient se poser sur cette minuscule feuille de chêne toute fière de grandir. Un coup de vent, c’est ainsi qu’elle disparaît au-dessus des remparts de la ville, puis flotte quelques instants en suspension. Elle s’offre un douce vision de la campagne anglaise avant de retomber à pic sur les pierres poussiéreuses d’un ancien amphithéâtre romain de près de 2000 ans. Petite poussière retrouve sa juste place dans tout ce bric à brac perdu dans les méandres du temps !

Bienvenue à Chester, une ville aux milles visages. Un concentré d’histoire et de présent. Je suis ballotté dans ce monde qui se détruit, se construit, s’efface et refait ! La douceur du printemps est à son apogée, le monde bat des ailes à nouveau. Est-ce la vision de cet oiseau qui s’envole gaiement ? Ou bien est-ce cette vieille dame qui se relève de son banc et décide de ne pas se laisser aller ? Peut-être est-ce petite poussière qui brille dans les rayons du soleil ? Je vois inscrit dans les ombres des nuages cette formule magique qui caractérise si bien la vie. Aujourd’hui est le premier jour de printemps.

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Mes pas me mènent sur les hauteurs d’une petite ville cerclée par de hauts remparts. L’atmosphère est unique, c’est presque comme si nous marchions dans les arbres, plongé dans les cimes de cet épais manteau rose. Puis vint le vent qui embrasse avec ferveur son doux feuillage.
Ce passage, aussi musée à ciel ouvert permet d’avoir une bonne idée de l’architecture de la ville mais aussi de la paisible campagne environnante. Sur votre gauche, un amphithéâtre d’un autre temps, suivi de l’une des plus belles horloge du pays, suspendue en haut d’un pont. Regardez un peu plus loin et vous verrez la très jolie rivière Dee et ses délicieuses berges. Le reste de la promenade n’est que calme et volupté.

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Chester, cité médiévale ô combien bucolique. Nous, petites gens, sommes ici même, à déambuler sous les balcons des façades à colombages. Salon de thé, café, magasins en tout genre, c’est dans ce décor de l’univers Shakespearien que nous nous perdons. Joyeux gais luron, comme il vous plaira ! Une sonorité théâtrale se joue dans les larges ruelles pavées de cette petite ville. L’impression de jouer ce rôle de figurant dans un endroit qui semble avoir été conçu pour inspirer le seul dramaturge. Ici dans ce petit village d’antan, nous sommes tous l’étoffe de ce monde !

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Poète qui se pose dans les jardins de cette très emblématique église anglicane. C’est à l’ombre d’un magnolia, une pomme dans une main, un stylo dans l’autre, que les premiers vers fusent.

Ce petit oiseau s’envole avec tendresse dans le ciel profond, parsemé de bleu. Un bout d’Angleterre disparaît dans les airs. J’entends encore battre ses ailes d’anges dans le lointain. Le soleil s’éclipse une fraction de seconde caché par le corps tout frêle de ce petit moineau. De quel message est-il porteur ? Au loin, là-bas, par delà les nuages, les gallois s’apprêtent à accueillir un nouveau messager…

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